Je m'apelle Elyssa, c'est le nom d'une princesse carthaginoise qui s'est suicidée avec un poignard le jour de ses noces car son futur mari s'etait enfui sans un mot pendant la nuit. Quand je pense à cette histoire, je vois la princesse en robe de marriée, sous une arche de rose blanche; elle attend, les larmes aux yeux, elle attend, elle ne doute pas de lui, elle a juste peur qu'il lui soit arriver quelque chose, elle attend pendant des heures puis lorsqu'on lui apprend qu'il est introuvable, qu'il est partit, tout ce qui lui reste c'est la mort. Elle devait être quelqu'un de bien, d'autres auraient choisi la vengeance mais elle l'aimait trop pour lui faire du mal. Ca à du être horrible cette attente, la tête devait lui tourner, remplie de trop de questions: est-ce qu'il va bien? Pourquoi n'est-il pas là? Il a peur de se marrier? Il ne m'aime plus? Il est peut-être mort. Elle ne le sauras jamais je crois. Je crois qu'elle ne s'est pas tuée par humiliation, c'est juste que la vie sans le seul homme qu'elle ai jamais aimé paraissait trop sombre, il lui manquaitun soleil pour la traverser et il était sa lumière et sa chaleur. Je veux croire a cette hypothèse, vous la trouverez peut-être idiote, fausse, romancée et alors? J'ai vu les informations j'ai vu la vie et elle est bien trop moche pour moi. Alors je vais rêver ma vie et je ne sortirais jamais de ce rêve, je vaincrais mes cauchemars, tout ne seras qu'un grand rêve et comme ça tout seras faux, si l'horreur est fausse elle est plus supportable. Sans ça quel intéret a la vie? Tout le monde répondras l'amour ou les proches. L'amour c'est toujours un idéal, moi je voudrais y croire même si c'est que des conneries moi je veux y croire parce que sans l'amour y a plus que les proches et les proches on peut pas toujours leur faire confiance. C'est pour ça que moi seulement peu de personnes ont ma total confianceet encore. Qu'est-ce que vous voulez y faire, pour moi faire confiance c'est baisser ma garde et ça ne fait que plus mal quand quelqu'un vous déçoit ou vous attaque...Alors l'amour j'en ai peur, ce sentiment qui veut m'amener a faire confiance à l'autre c'est vraiment trop dangereux. Les adultes diront "à ton age l'amour n'est pas serieux" c'est faux et dire ça fait encore plus mal, on est bléssé pareil alors pourquoi minimisé c'est encore pire. J'ai 16 ans et je n'ai personne de spécial à mes yeux, peut-être parce que je ne veux plus me fier à eux, c'est encore une fois trop dangereux. Ils me montrent ce que je ne veux pas voir: la réalité, alors je ferme mes yeux et j'imagine un autre monde, un autre moi, un moi qui s'épanouit, qui va vers les autres, qui est toujours au top, un moi utopique qui n'a rien de moi. J'entends déjà les psy: "crise d'identité" et je répond je vous enmerde ce n'est pas une crise d'identité ce sont des hurlements contre cette vie qui bouge dans tout les sens et à laquelle j'en ai marre de me raccrocher, cette vie qui s'échappe comme une anguille, qui glisse loin de moi, tant mieux, je pars loin d'elle, moi aussi je pars dans mon pays magique comme celui des petites filles où les gens ne meurent pas de faim,de guerre, de haine. Vous pouvez vous moquer de moi car ma réalité est bien meilleur que celle des trois quart de la planète et déjà je ne la supporte pas elle pèse trop lourd pour moi. Je cède ma place, je suis trop faible, trop lache pour affronter les gens autour de moi, affronter leurs attentes. J'ai essayé d'être forte et mon monde s'est écroulé comme une tour de cubes dans laquelle on aurait shootée. J'ai volé en éclat. Elle avait m'a confiance, elle me connaissait depuis toujours, ma mère, elle avait juré de nous proteger, elle était trop bourrée pour intervenir. Non on ne m'a pas violée, juste un peu frappée, mon beau père, il ne connait même pas l'orthographe de mon prénom au bout de six ans.............Trop de moi dans ce passage, il me dégoute, envie de déchirer la page arracher une à une toute les pages sur lesquelles j'écris aussi violement que l'on a arraché les pages de ma vie. Envie de hurler mais cela ne servirait a rien les gens autour de moi ne comprendrait pas, ce n'est pas leur faute, ils ne peuvent pas comprendre que mon corps suinte de douleur comment pourraient-ils le comprendre quand moi même je ne le comprend pas? En plus ça ne servirait a rien. Je suis coincée dans ce corps, dans cette vie, comme une punition mais qu'ai-je fait? Le vrai moi est tout recroquevillé à l'interieur, il pleure, il hurle sa solitude, je l'ai enfermé pour le proteger, et maintenant il disperse des pensées suicidaire dans la tête du moi de tout les jours comme de la tristesse sous perfusion, unique témoin de mon massacre moral: mon carnet; J'ai soudain envie de pleurer je me retiens j'écris la réalité vient d'arrivée elle est dure: "elyssa 16 ans adolescente en pleine crise d'identité qui se remet en question après les évènements à caractères traumatisant qui lui sont arrivés ces derniers temps" moi aussi je sais faire la psy. Alors voila à quoi je ressemble aux yeux des autres: une ado perturbée? Deuxième envie de hurler, de sauter, de crier contre cette vie tordue, incompréhensible dont je suis l'actrice........je suis dans la voiture on arrive chez moi, mon chat ne viendra plus jamais nous accueillir, il est mort dimanche.......
PLEURE PLEURE PETITE FILLE.......